|
|
|
|
 |
RUES
et LOTISSEMENTS
Certaines de nos rues portaient
d'autres noms au temps jadis, peut-être serez-vous heureux
de les connaître et de savoir l'histoire des célébrités
qui font notre village... Alors suivez les flêches
Un grand merci à Robert Brachet et à Michel
Iral pour leurs bienveillantes et érudites participations.
|
| Si vous souhaitez vous
déplacer, cliquez sur le plan et, en restant cliqué,
faites bouger votre souris. Le plan va se déplacer
dans le cadre. |
|
|
|
|
|
REPERES
du Village
|
|
| LE
CHATEAU DE CALVIERES |
|
|


|
Le
château de Calvières appartenait
au XVIIème et XVIIIème siècle
à la famille de Calvières et
la marquise de Bernis-Calvières le
vend en 1848 à M. Valz. L'architecture
date essentiellement du XVIIème siècle
mais a été très reprise
au milieu du XIXème.
Depuis
la place du village, on entre dans la cour
des communs par un grand portail : le château
s'étend dans l'angle Nord tandis que
les bâtiments de service occupent tout
le sud.
La façade sur le parc est plus régulière
mais elle a été reprise au XIXème
(baies, balcon) et rendue symétrique
avec la construction de la tour nord.
Le plus remarquable sont les plafonds peints
de la 2ème moitié du XVIIème
siècle qui subsistent dans les pièces
du 1er étage. Celui de la bibliothèque
est étonnant de fraîcheur avec
ses guirlandes de feuillages tenues par des
amours et ses cartouches dont un pourrait
représenter la tour Magne. L'autre
plafond devait être très proche
de celui ci mais semble avoir été
recouvert avec un motif plus simple (filets
d'or, chiffre et palmes). Tous deux sont sur
fond rouge sombre.
L e parc très vaste (plus de trois
hectares) a été essentiellement
boisé au XIXème siècle,
il se structure autour d'une grande allée
centrale plantée d'ifs et de platanes
en alternance.
Le château est inscrit au Monuments
Historiques par arrêté du 9 avril
2001
Merci à
http://www.languedoc-roussillon.culture.gouv.fr/
|
| Le
saviez-vous? |
 |
|
La Maison du Peuple est
construite sur l'ancien cimetière et
sur une des premières écoles
de Saint-Laurent ?
|
| Le
saviez-vous? |
 |
|
Le sentier communal du Serin
qui chemine sur 3 km entre les 2 Vistres jusqu'au
pont de Chaberton est un rendez-vous de promenade
fréquenté par de nombreuses
générations. On y cotoie la
poule faisanne, le héron, le ragondin
et une multitude de petites reinettes vertes
et plus rares... bleues. Les enfants du collège
d'Aigues-Mortes (aidés de quelques
professeurs, du musée d'histoires naturelles)
l'ont transformé en sentier d'interprétation
botanique où d'autres générations
pourront encore profiter des cadeaux de la
nature. Une certaine façon de mettre
en valeur notre patrimoine commun, d'en faire
profiter nos visiteurs et de permettre à
nos petits enfants d'envisager des chemins
buissonniers faisant le lit du savoir.
|
| Le
saviez-vous? |
 |
|

|
Le taureau de
Ben K. trône au milieu du rond-point Nord.
Il symbolise l'intérêt de Saint-Laurent
d'Aigouze pour la bouvine. |
| LA
TOUR CARBONNIERE |
|
|

La Tour Carbonnière fut construite
sur la fin du XIIIème siècle,
en même temps que les remparts d'Aigues-Mortes.
Elle portait alors le doux nom de "clée
du Royaume" car il s'agissait du
seul passage disponible entre Aigues-Mortes
et le Rhône. La forme du monument, le
style de limposante fortification. Les
pierres employées taillées en
bossage provenaient de la même carrière
et on peut sans hésitation lattribuer
à Boccanegra.
De
forme carrée, enjambant la route, avant-garde
et gardienne de la place forte, elle sélève
majestueuse et solitaire au milieu des marais.
Les moine de Psalmodi devinrent les premiers
fermiers de la tour à cause du voisinage.
Ils veillèrent à son entretien
et à sa conversation. Ils retirèrent
un droit de péage. Ce droit devait
fournir de gros revenus quand on pense que
la tour construite au bout dune longue
chaussée, reposant sur une série
de ponts, était le seul passage pour
se rendre à Aigues-Mortes par voie
de terre. Impossible aux voyageurs de léviter,
la route carrossable passant au milieu du
monument par une grande porte ouverte à
tous les vents.
Étaient exempts au
droit de péage, les habitants de la
cité et leur famille, les officiers
du roi, les personnes nobles, les ecclésiastiques
et les médecins. En 1409, sur la demande
des consuls, le roi établit, sans aucune
exception, un droit de péage dont le
revenu devait être affecté à
lentretien de la route et des chaussées.
Par la suite les gouverneurs
qui prenaient le titre de capitaine de la
« Tour Carbonnière », pour
augmenter leurs gages, sarrogèrent
plusieurs fois le droit de péage en
sappropriant aussi les revenus du péage.
Les moines de Psalmodi protestèrent.
Ils eurent gain de cause. Les juges confirmèrent
labbaye dans la jouissance exclusive
du droit de pêche le 14 décembre
1450.
|
Plus tard en 1585, le commandant
Bon, capitaine de la tour, sempara de
tous les revenus de la Carbonnière.
Dans ces temps de trouble, les gouverneurs
se moquant de toute récrimination et
comptant sur limpunité, faisaient
des larges profits. Toutefois les consuls
de la ville portèrent plainte. Le sieur
de Leques prêta loreille à
leurs justes réclamations et fixa un
nouveau droit de péage.
Pendant les luttes religieuses
on y laissa des soldats pour la garder, mais
la garnison ne fut jamais nombreuse. Le roi
Henri IV maintint de ses propres deniers à
Aigues-Mortes 150 mortes-payes, sur lesquels
dix huit hommes de guerre étaient destinés
à Peccais, trois à la Tour Carbonnière.
Ce petit nombre devenait
insuffisant pour soutenir un siège.
Ceci explique que la tour ait été
prise et reprise tour à tour par les
combattants suivant leur nombre.
Elle fut canonnée
par le capitaine Grille et le chevalier Daïsse
après leur fameuse victoire de Saint
Gilles. Les religionnaires, maîtres
de la Tour sen servirent comme de repaire
doù ils sortaient pour rançonner
les villages voisins. Cest ce que nous
apprennent les archives locales.
La Carbonnière attaquée
de nouveau à coups de canon, le 18
mars 1642, fut défendue vaillamment
par Mathieu dEnguerran, qui fut tué
au commencement de laction.
Après lère
des guerres civiles, une petite garnison occupa
la Tour pendant de longues années,
et la ville fournissait « le bois, lhuile,
les chandelles
». Peu à
peu elle fut abandonnée.
Le marquis de Wardes, en
se rendant à Aigues-Mortes dont il
était gouverneur, avec le duc et la
duchesse de Rohan, son gendre et sa fille,
passa sous la célèbre tour le
soir vers sept heures, le 15 novembre 1682.
les consuls par déférence, «
firent éclairer le cortège avec
les torches en cire depuis la Carbonnière
jusquà Aigues-Mortes».
Il y a encore quarante ans,
la route départementale passait encore
au milieu de cette tour solitaire. Le passage
devint trop étroit pour les charrettes
et les voitures. Il fut alors question de
la démolir (vers 1870). Lancien
passage fut supprimé et la route contourna
la Tour par deux bras, à droite et
à gauche. La tour fut restaurée
en 1859 et devint propriété
de létat. Elle fut cédée
à la ville, puis au génie, ensuite
à la ville, au ministère des
Beaux arts et enfin à la ville de Saint
Laurent dAigouze.
Merci à http://www.ot-aiguesmortes.fr
|
|
| Ancienne
Cave |
Gril
de M. Clavel |
|
| Anciennes Ecoles |
Mairie |
| Arènes |
Maison des Associations |
| Atelier Municipal |
Maison du Peuple
 |
| Bascule Publique |
Monument aux Morts |
| Bibliothèque |
Mediathèque |
| Boulodrôme |
Poste |
| Centre de Loisirs |
Salle Vincent Scotto |
| Cimetière |
Sentier
botanique  |
Château de
Calvières  |
Stade Paul Hugon |
| Complexe
sportif |
Statue
de Ben K.  |
| Déchetterie |
Temple |
| Ecoles |
Tennis |
| Eglise |
Toril |
| Fontaine du Griffou |
Tour Carbonnière
 |
|
|
Noms des
RUES
|
|
| LE
SAVIEZ-VOUS ? |
|
|

Le 19
mars 1962, à midi, prend officiellement
effet un cessez-le-feu qui met fin à
huit ans de guerre en Algérie.
La veille, à Évian, le gouvernement
français a cédé au GPRA
(gouvernement provisoire de la république
algérienne) ses pouvoirs sur l'Algérie
et le Sahara. Les accords ont été
signés par le ministre Louis Joxe d'un
côté, le vice-président
du GPRA Krim Belkacem de l'autre.
L'indépendance accordée à
l'Algérie est la dernière étape
de la liquidation de l'Empire colonial français,
si l'on met à part quelques îles
et la Guyane (les «confettis de l'empire»).
En moins de dix ans, de 1954 à 1962,
la France s'est séparée de l'Indochine,
de l'Afrique noire et de l'Afrique du Nord,
colonisées de haute lutte sous la IIIe
République
Douloureuse indépendance
Le 8 avril 1962, un référendum
en métropole ratifie la décision
du gouvernement du général de
Gaulle. Les Algériens, quant à
eux, doivent se prononcer pour l'indépendance
de leur pays le 1er juillet 1962.
|
Les combats et les massacres
vont se prolonger jusqu'à la proclamation
officielle de l'indépendance, le 3
juillet 1962 (la France reconnaît la
qualité d'ancien combattant aux militaires
en active jusqu'au 2 juillet). Les principales
victimes des derniers massacres sont les pieds-noirs
et les harkis.
Une semaine après le «cessez-le-feu»,
le 26 mars 1962, des Européens se rendent
en cortège vers le quartier de Bab
el-Oued pour protester contre son bouclage
par l'armée française qui soupçonne
la présence d'activistes pieds-noirs.
Dans la rue d'Isly, un détachement
de tirailleurs algériens de l'armée
française, sous le commandement d'un
jeune lieutenant kabyle, fait face aux manifestants.
La nervosité est à son comble.
Pendant 12 minutes, c'est le carnage. Les
cris «Halte au feu !» n'y font
rien. On relève plus de cinquante morts.
Bouleversés par ce qu'ils considèrent
comme une trahison de la France à leur
égard, les Algériens de souche
européenne ou israélite, au
nombre d'un million (10% de la population),
prennent alors la résolution de fuir
le pays.
Sans attendre le référendum
qui doit avaliser les accords, ils fuient
les représailles du FLN (Front de libération
nationale) et les attentats de l'OAS (Organisation
de l'armée secrète), qui veut
obliger l'armée française à
rompre le cessez-le-feu. La plupart débarquent
en plein été à Marseille
et Orly, avec de grosses valises pour seuls
biens, au milieu de Français métropolitains
qui ont déjà tourné la
page et ne se soucient que de leurs prochaines
vacances. Avec la fin du fardeau colonial
et l'arrivée des pieds-noirs, la France
va, de manière quelque peu inattendue,
connaître un regain de prospérité
et de dynamisme.
Bibliographie
Sur les grandes étapes de la guerre
d'Algérie et surtout sur la manière
dont elle s'est déroulée sur
le terrain, je ne saurais trop recommander
le livre de Patrick Rotman : L'ennemi intime
(266 pages, 19 euros, Seuil, 2002). Personne
n'a mieux raconté la tragédie
de la torture, des attentats, des exécutions
sommaires, l'incompréhension montante
entre les communautés et l'échec
final, pitoyable et encore douloureux.
Merci à
http://www.herodote.net
|
| LE
SAVIEZ-VOUS ? |
|
|

La rue Blanqui est l'ancienne rue du château.
Il suffit de voir où elle est située
pour comprendre l'évidence
Auguste BLANQUI (1805-1881)
Théoricien socialiste
et homme politique français (Puget-Théniers
1805 - Paris 1881). Fils d'un Conventionnel
girondin emprisonné sous la Terreur
puis devenu sous-préfet sous le premier
Empire, Auguste Blanqui est élevé
à Paris à l'institution Massin
où enseignait son frère aîné
Adolphe (futur économiste libéral).
Jeune étudiant au temps de la Restauration,
il adhère en 1824 à la Charbonnerie,
organisation subversive qui complotait la
chute de la monarchie des Bourbons. Sans rompre
avec son milieu, Blanqui s'initie ainsi au
monde souterrain des sociétés
secrètes et des conspirations. Il est
blessé en 1827 dans des manifestations
d'étudiants au quartier Latin. En 1829,
il entre au journal Le Globe comme sténographe,
mais sa vie est désormais partagée
entre les conspirations et les emprisonnements.
Il combat le régime de Charles X, en
juillet 1830, les armes à la main;
étudiant en droit, il participe au
Comité des écoles qui, en janvier
1831, manifeste contre le régime de
Juillet.
|
Arrêté une première
fois, il est à nouveau condamné
en 1832, au moment du procès des «quinze»,
comme membre de la Société des
amis du peuple, dissoute. Il devait désormais
passer une grande partie de sa vie en prison,
ce qui explique le nom donné à
l'une de ses premières biographies,
L'Enfermé, écrite par Gustave
Geffroy.
Il est arrêté
en 1836 comme dirigeant de la Société
des familles qu'avait fondée Barbès,
et condamné à deux ans de prison
pour fabrication d'explosifs. Gracié
par l'amnistie de 1837, il milite dans la
Société des saisons, et prépare
l'insurrection du 12 mai 1839 à Paris;
celle-ci échoue, Blanqui s'enfuit,
mais, arrêté en octobre, il est
condamné à mort en janvier 1840.
Sa peine est commuée en réclusion
à vie. Il est interné au Mont-Saint-Michel
puis à la prison et à l'hôpital
de Tours et gracié en 1844.
Arrivé à Paris le 25 février
1848, Blanqui fonde la Société
républicaine centrale, réclame
l'ajournement des élections en organisant
les manifestations du 17 mars et du 16 avril.
Le 15 mai, il tente de prendre le pouvoir,
est encore arrêté et condamné
à dix ans de prison à Belle-Ile.
Il milite à nouveau contre le second
Empire en regroupant des étudiants
et des ouvriers; emprisonné, il s'évade
et se réfugie en Belgique vers 1865.
Après la chute de Napoléon III,
il réapparaît à Paris
en 1870 et crée un journal, La Patrie
en danger, pour soutenir la résistance
de Gambetta. Il participe, contre le gouvernement
de la Défense nationale, aux émeutes
du 31 octobre 1870 pendant lesquelles il tente
de s'emparer de l'Hôtel de ville. Thiers
le fait arrêter à la veille de
la Commune, dans laquelle les blanquistes
joueront un rôle important.
Condamné à la déportation,
il est interné à Clairvaux en
raison de son âge. Élu à
Bordeaux en avril 1879, il est invalidé,
mais gracié et libéré
en juin. En 1880, il lance un journal, Ni
Dieu ni maître, qu'il dirige jusqu'à
sa mort. Sa principale publication, Critique
sociale (1885), est posthume.
|
| LE
SAVIEZ-VOUS ? |
|
|

L'ancienne
rue du Bosquet devennue Grand chemin d'Aigues-Mortes,
reçoit le nom de rue Carnot pour rendre
hommage au président assassiné
en 1884.
Marie François Sadi Carnot, plus couramment
appelé Sadi Carnot, né le 11
août 1837 à Limoges, mort à
Lyon le 25 juin 1894 à Lyon, est un
homme d'État français, dont
la carrière se termina par son passage
à la présidence de la République
de 1887 à 1894.
|
Sadi
Carnot est le fils de Lazare Hippolyte Carnot,
le petit-fils de Lazare Carnot (le Grand Carnot),
neveu de l'autre Sadi Carnot, le frère
d'Adolphe Carnot et le père d'Ernest
Carnot.
Il est l'élève de l'École
polytechnique puis de l'École des Ponts
et Chaussées dont il sort major en
1863. Après ses études il devint
ingénieur en chef de la Haute-Savoie
puis il occupe des postes de haut fonctionnaire,
notamment au Conseil supérieur des
Ponts et Chaussées, il est nommé
préfet de la Seine-Inférieure
et élu député de la Côte-d'Or
en 1871.
Sous-secrétaire d'État aux Travaux
Publics puis ministre des Travaux Publics,
il devient ministre des Finances en 1885.
Suite à la démission de Jules
Grévy, mis en cause dans l'affaire
des décorations, Sadi Carnot est élu
président de la République le
3 décembre 1887. Le début de
son mandat est marqué par l'agitation
boulangiste et le scandale de l'affaire de
Panama (1892).
Dans un contexte d'agitation syndicale et
anarchiste (les lois relatives à la
liberté individuelle et aux délits
de presse visant à réprimer
cette agitation, qualifiées de lois
scélérates par l'opposition
socialiste, venaient d'être votées),
Sadi Carnot est assassiné d'un coup
de poignard par l'anarchiste italien Jeronimo
Caserio le 24 juin 1894, lors de l'Exposition
de Lyon. Il mourra des suites de sa blessure
le 25 juin 1894 peu après minuit.
Il repose au Panthéon de Paris avec
son grand-père Lazare Carnot.
|
| LE
SAVIEZ-VOUS ? |
|
|


|
La rue qui mène aux
prés est l'ancien chemin du Grand Borde.
Elle porte le nom de deux célèbres
manadiers qui ont fait la joie de bien des
afficions.
1904 : Acquisition de la manade Papinaud par
Mathieu RAYNAUD. Avec les taureaux Estella,
Pantero.
1922 : Son fils Joseph succède à
Mathieu. Avec les taureaux Greffa, Valdemore,
Catalan, Coutard.
1945 : Ses fils Casimir et Jacques prennent
la relève. Avec les taureaux Maquisar,
Marinero, Hérisson, Eveque.
1957 : Régisseur Bioù dor
(meilleur taureau de lannée toutes
manades confondues).
1959 : Après la mort de Casimir, ses
fils Marcel et Jean, héritent des bêtes
de leur père. Avec les taureaux Vaurien,
Chauve, Flamant, Banzaï, Ouragan, Scorpion.
1985 : Frédéric, le fils de
Marcel, achète les bêtes de Jacques.
2004 : Centenaire de
la manade.
Actuellement : les taureaux
célèbres de Jean, Marcel et
Frédéric sont Caillet, Cancarel,
Mouisset, Marco maù, Severin, Guignol,
Rabino, etc.
|
| LE
SAVIEZ-VOUS ? |
|
|
Le
Chemin de Prades qui traversait le quartier
de ... Prades, était le passage obligé
de tous les charretiers de la région,
il devint chemin des charretiers... rien de
bien original!
|
| LE
SAVIEZ-VOUS ? |
|
|
L'ancienne rue Fallot (du
nom d'un médecin également gros
propriétaire terrien), prit le nom
du docteur Roux... un vétérinaire
qui sauva la vie d'un enfant en lui faisant
une trachéotomie à l'aide d'un
raccord de pompe à vélo.
|
| LE
SAVIEZ-VOUS ? |
|
|

|
Cette
rue du centre ville disposait d'une grande horloge
d'où son ancien patronyme, Rue de l'Horloge
(mais où vont-ils chercher tout ça?).
Allez donc faire un tour dans les cartes
anciennes.
Quant à Emile Méoulet, c'est encore
un des maires du village |
| LE
SAVIEZ-VOUS ? |
|
Certains vieux messieurs du village ont trés
bien connu Monsieur Guillermet, l'instituteur.
Il paraît qu'à l'époque
de leurs culottes courtes, ils le surnommaient
"Pipé". Où se niche
le respect?. Pour la petite histoire cet instituteur
donne son nom à l'ancienne impasse Rainaud
(également instituteur et maire par intérim) |
| LE
SAVIEZ-VOUS ? |
|
|
Elle s'appelait impasse du Planet mais dans
le village tout le monde la désignait
sous le nom d'impasse Bouchard du nom d'une
famille de cochers qui officiait à cet
endroit |
| LE
SAVIEZ-VOUS ? |
|
|
Il était une fois
3 frères qui ne s'entendaient guère
et qui habitaient dans la rue. Leurs esclandres
devinrent rapidement célèbres
dans toute la ville et le maire excédé
et sans doute un peu moqueur, baptisa la rue
de la Fraternité.
|
| LE
SAVIEZ-VOUS ? |
|
|

Un des principaux axes de Saint-Laurent d'Aigouze,
boulevard par lequel arrivent et s'échappent
les taureaux qui animent nos jeux taurins,
le boulevard Gambetta recouvre l'ancien lit
du Valat Vieil, un ruisseau qui servait alors
d'éxutoire pour les excés du
Vidourle et de tout-à-l'égout
pour le village.
Il existe parfois des promotions étonnantes!
Quant à Gambetta, il nous a laissé
entre autres 2 citations que nombreux devraient
méditer :
. L'avenir n'est interdit à personne.
. Pour gouverner les Français, il faut
des paroles violentes et des actes modérés.
|
Avocat
et président du Conseil français
Né à Cahors le 02 avril 1838
Décédé le 31 décembre
1882
Père fondateur de la IIIème République,
Léon Gambetta naît de parents commerçants
italiens. Il commence une carrière d'avocat
libéral sous le Second Empire avant de
se consacrer à la politique. Député
républicain, auteur du programme radical
de Belleville en avril 1869, où il y
demandait entre autre, l'école gratuite,
laïque et obligatoire, la liberté
de la presse, le suffrage universel.
Après la défaite de Sedan, il
entre dans le gouvernement provisoire, participe
à la journée révolutionnaire
du 4 septembre 1870 au cours de laquelle furent
proclamées la déchéance
de l'empereur Napoléon III et la naissance
de la République. Il assume alors la
défense du pays envahie par les Prussiens
en organisant une délégation chargée
de la conduite de la guerre. Chef de l'union
républicaine, il défendit la république
contre la restauration monarchique et prononça
un discours en 1871 pour les valeurs démocratiques.
Grâce à cet homme politique clairvoyant
et attentif aux réalités, la République
l'emporte lors de la tentative de coup de force
de 1877. En 1879, il devient président
de la Chambre des Députés puis
Président du Conseil en 1881. Son grand
ministère est renversé après
seulement quelques semaines en 1882. Après
son décès, Léon Gambetta
devient le symbole du patriotisme républicain. |
| LE
SAVIEZ-VOUS ? |
|
|
La rue Henri Méry
est la rue dans laquelle se trouve la mairie.
Elle se nommait Grand-Rue car c'est ici que
les commerces étaient les plus nombreux.
Elle a ensuite été baptisée
Rue Emile Jamais puis coupée en deux
partie dont l'une a pris le nom de Henri Méry,
l'un des anciens maires communistes de Saint-laurent
d'Aigouze.
|
| LE
SAVIEZ-VOUS ? |
|
|

L 'avenue Jean Jaurès de Saint-Laurent
est l'ancienne rue de la gare car ... elle
menait à la gare. Soyons logiques !
Jean Jaurès, personnage passionnant,
symbole d'un socialisme fortement humaniste,
reste encore présent trois générations
passées dans la mémoire des
tarnais. Né à Castres en 1859
dans une famille bourgeoise, Jaurès,
après des études brillantes,
est nommé professeur de philosophie
au lycée d'Albi en 1881.
C'est à Albi que Jaurès scellera
son destin personnel en y épousant
Louise Bois, fille de commerçants aisés.
En 1884, il est élu député
du Tarn sous l'étiquette républicaine,
et en 1889, député de Carmaux
sous l'étiquette du parti ouvrier français.
Mais en 1898, la virulente campagne menée
par les troupes du grand patron de la Mine
de charbon, le marquis de Solages porte ses
fruits et Jaurès est battu.
Durant ces interruptions de mandat, Jaurès
ne reste pas inactif. Il passe sa thèse
en Sorbonne qui résume toute sa philosophie
"De la réalité du monde
sensible".
|
Puis il écrit sa
monumentale "Histoire Socialiste de la
Révolution Française".
La Verriere Ouvrière
ou le Syndicalisme Agissant
Lors d'une grève des verriers de Carmaux,
dont le patron Rességuier entend bien
profiter pour museler le mouvement syndical,
Jaurès intervient pour concilier les
deux partis . C'est un échec : des
incidents graves éclatent, la troupe
intervient. Jaurès suggère alors
la création d'une autre verrerie sous
la forme d'une coopérative ouvrière.
C'est finalement à Albi que sera construite
la Verrerie ouvrière, des propres mains
des verriers licenciés.
Le don généreux de 100 000 francs
or d'une mystérieuse Mme Dembourg permettra
de mener à bien ce défit courageux.
La Voix du Peuple
Politiquement, Jaurès qui s'est
toujours défendu d'être marxiste,
met au premier plan ses préoccupations
d'unité de la classe ouvrière,
seule condition du progrès social.
Il défendra ce but dans de nombreux
articles de la "Dépêche
de Toulouse" et de "L'Humanité"
qu'il fonde en 1904 avec une rigueur intellectuelle,
un sens de la tolérance et une exigence
de justice qui l'amèneront à
prendre parti en faveur de Dreyfus.
Le pacifisme de Jaurès n'a rien de
négatif et n'exclut pas la défense
de la nation.
Jusqu'au dernier jour, il s'efforcera d'inciter
les forces populaires de France et d'Allemagne
à empêcher le conflit. Son désir
de réconciliation entre les peuples
est présenté par ses ennemis
comme une trahison. Les appels au meurtre,
clairement lancés, sont entendus.
Le 31 juillet 1914, au café du Croissant,
rue Montmarte à Paris, Raoul Villain
abat Jaurès à coups de révolver.
Merci à http://www.mairie-albi.fr
pour ces informations
|
| LE
SAVIEZ-VOUS ? |
|
|

Cette rue est l'ancienne rue du Phare car
il paraît qu'on y apercevait, les jours
de grands beau temps le phare du Grau du Roi.
Quant à FOLCO de BARONCELLI, c'est
le Marquis qui a développé la
Camargue et donné aux gardians leurs
premières lettres de noblesse.
Il arrive qu'un homme "invente"un
pays, Tel est le génie du marquis de
Baroncelli-Javon, qui voua sa vie à
la Camargue.
Issu dune famille florentine installée
dans le Comtat Venaissin au XVe siècle,
Folco de Baroncelli est né en 1869
à Aix . Sa famille, quoique aristocratique,
parlait le provençal, une véritable
hérésie à l'époque
où cette langue ne pouvait être
que celle du peuple. Ses premiers contacts
avec les taureaux remontent à son enfance,
passée au château de Bellecôte,
à Bouillargues, près de Nimes,
chez sa grand-mère. Les troupeaux y
faisaient étape au moment de la remontée
vers les pâturages de la petite Camargue.
Après ses études à Avignon,
alors ville taurine et capitale des félibres,
il rencontre Mistral et Roumanille. Dès
1890, il publie un premier ouvrage en provençal,
Babali, et dirige avec Mishal le journal L'Aioli.
La découverte de la Camargue va alors
sceller son destin. Il sera manadier envers
et contre tout Le temps de se marier avec
la fille d'un propriétaire de Châteauneuf-du-Pape,
et en 1895 il s'installe en Camargue où
il crée la "Manado santenco",
aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Devant tant
de détermination et de passion Mistral
lui déclare: "je te confie la
Camargue."
Qu'est-ce que la Camargue en cette fin de
XIXe siècle ? Endigué depuis
moins de trente ans, c'est un pays encore
hostile, un bout du monde....un pays insalubre.
Il y fait chaud ou froid, les moustiques pullulent,
l'été les marécages empestent,
les gens y sont pauvres et travaillent durement.
Mais l'imagination enflammée et poétique
de Folco de Baroncelli n'en a cure.
Il voit bien autre chose : une terre provençale
intacte, la gardienne d'une identité:
'J'ai voué ma vie à un idéal:
la Provence, et je n'ai embrassé mon
métier que pour mieux servir cet idéal,
pour me trouver plus près du peuple
provençal, pour mieux arriver jusqu'à
son coeur et pour mieux l'aider à sauver
son passé de gloire, sa langue et ses
coutumes."
|
En 1853, le mariage de l'Espagnole
Eugénie de Montijo avec Napoléon
III avait ouvert la voie de la tauromachie
en France, mais les taureaux camarguais n'étaient
alors qu'un bétail dégénéré
à demi-sauvage dont on s'amusait parfois.
Il supportait mai la comparaison avec les
fougueux toros de corridas.
En 1869, Christophe Yonnet tente les premiers
croisements entre race brave espagnole et
race camarguaise. Malgré sa large diffusion
dans les manades, le résultat médiocre
de ce croisement inapte à la tauromachie
espagnole comme aux jeux provençaux
qui émergent timidement marque le début
de la reconquête de la pure race Camargue.
Le marquis, avec d'autres, en est le grand
ordonnateur, tout comme il participe activement
à la codification de la course camarguaise
naissante. La sélection draconienne
qu'il opère est récompensée
en1909 par son bureau Prouvenço, historique
cocardier qui déchaine les foules,
baptisé ainsi autant pour ses qualités
esthétiques que combatives.
Son modèle et l'allure de ses cornes
fixeront le type du TORO Camarguais.
Etrange destinée que celle de cet aristocrate
qui accepta de vivre dans des conditions matérielles
difficiles pour servir la cause provençale.
Tous les témoignages insistent sur
la grande humanité et la générosité
de l'homme. Mais le trait marquant de son
caractère, outre sa ténacité,
réside dans ses prises de position
en faveur des minorités opprimées.
Il s'insurge contre l'agression des Boers,
défend les vignerons du Languedoc,
les Indiens d'Amérique, rencontrés
dans le cirque de Buffalo Bill, et qui le
surnomment Oiseau fidèle. Il défend
les républicains espagnols, et bien
sûr les gitans pour qui il obtient en
1935 le droit d'honorer publiquement leur
patronne, Sainte Sara.
Lors de la Grande Guerre, il échappe
de peu au conseil de guerre pour propos antimilitaristes;
il dénonce le projet d'assèchement
du Vaccarès, se bat pour la création
d'une réserve, manifeste pour le maintient
des courses camarguaises, témoigne
pour le maire communiste des Saintes-Maries-de-la-Mer,
proteste en 1940 auprès de Daladier
après des manoeuvres de tirs d'avions
dans le Vaccarès.
Affectivement, l'homme apparait plus complexe.
De son mariage, il aura trois filles, mais
sa femme supporta mal le climat camarguais,
et leur vie commune fut épisodique.
Par contre, sa rencontre en 1908 avec Jeanne
de Flandreysy le marque à jamais. Il
tombe amoureux fou de cette belle mais très
indépendante femme, véritable
égérie provençale. Si,
amoureusement, leur relation fut brève,
leur amitié dura jusqu'à la
mort du marquis. Elle l'incita à écrire
et racheta en 1918 le palais du Roure, le
sauvant de la ruine. Pareillement, les carnages
et sa participation à la guerre de
14-18 laisseront une empreinte forte. De cette
époque datent ses tendances homosexuelles,
qu'il magnifie en louant la gloire de ces
jeunes et beaux gardians dont il aime s'entourer.
Deux faits résument l'extraordinaire
attachement des Camarguais à cet homme
qui leur donna tant. En 1930, alors que, désargenté,
il doit quitter le mas de L'Amarée
où il habitait les Saintois se cotisent
et lui offrent un terrain sur lequel il construira
le mas du Simbèu (le Symbole), dont
il sera expulsé en 1943 par les Allemands.
L'autre a trait à sa mort survenue
à Avignon le 15 décembre de
la même année.Lors du transfert
de ses cendres aux Saintes, en 1951, alors
que le convoi funèbre longeait les
prés, les taureaux de son ancienne
et prestigieuse manade se regroupèrent
et suivirent lentement le cortège,
comme accompagnant leur maître une dernière
fois. Les gens présents en parlent
encore avec une indescriptible émotion.
Ainsi vivent la Camargue et la mémoire
du marquis, son plus fidèle amoureux.
Merci à http:/perso.wanadoo.fr/gaby.om/baroncelli.htm
|
| LE
SAVIEZ-VOUS ? |
|
|
Nestou était le surnom
d'Ernest Mouraille, secrétaire de mairie,
viticulteur bien connu dans le village. Il
possédait un moulin à eau devenue
moulin de Nestou lors du baptême de
cette rue toute récente dans Saint-Laurent
|
| LE
SAVIEZ-VOUS ? |
|
|
Ancienne impasse Masel.

(1677-1710) Abraham
Mazel, dont le prénom biblique indique
déjà la qualité, fut
l'une des figures les plus importantes et
les plus émouvantes de la Révolte
des Camisards qui eut lieu à l'aube
du XVIIIe siècle. Cette révolte,
également appelée guerre des
Cévennes, opposa plusieurs années
durant le monarque le plus puissant d'Europe
au petit peuple des montagnes cévenoles,
attaché à défendre sa
foi et la liberté de conscience.
Trahis par la noblesse protestante, abandonnés
par la bourgeoisie des villes, leurs temples
rasés et leurs pasteurs exilés
ou exécutés, ces laboureurs,
pâtres et artisans suscitèrent,
à l'exemple des hébreux persécutés,
des prophètes et des chefs de guerre.
Quelques uns devinrent célèbres
dans l'Europe entière comme Jean Cavalier
ou Pierre Laporte dit Rolland.
Moins connu est Abraham Mazel, issu d'une
famille de paysans illettrés, qui à
24 ans, lors d'une assemblée clandestine
au "désert" devint un "inspiré",
un Prophète. Possédé
par l'esprit saint qui le guidait par des
songes et des transes, ce tout jeune homme
va avec quelques compagnons lancer la révolte.
Le soir du 24 juillet
1704, un groupe d'Inspirés et une cinquantaine
de montagnards se rendent au Pont-de-Montvert
où ils entrent en chantant des psaumes.
Ils sont venus délivrer des prisonniers
détenus par l'Abbé du Chayla,
archiprêtre des Cévennes, considéré
par tous comme le plus cruel et le plus farouche
des persécuteurs de la région.
La maison prise d'assaut, l'abbé est
sauvagement massacré. C'est le début
d'un conflit qui va ensanglanter les Cévennes
et dont la violence répond à
plus de vingt années de persécutions.
Dans les jours qui suivent, Mazel et sa troupe
écument le pays, tuant les persécuteurs,
les traîtres et les délateurs.
Les églises catholiques sont brûlées
en réponse aux temples rasés
depuis la Révocation de lédit
de Nantes en 1685.
Le prophétisme et l'iconoclasme de
Mazel illustrent bien la nature du conflit.
Les songes et les prophéties servent
de lois et de discipline militaire aux insurgés,
qui souvent n'ont pas vingt ans et n'ont jamais
reçu d'éducation religieuse
ni d'instruction. Mazel comme les autres chefs
prient sans cesse, avant chaque action, et
attendent d'être saisis par l'Esprit
qui leur commande de porter sans trêve
le fer et le feu contre les persécuteurs
et de renverser les idoles de l'Église
Romaine.
De 1702 à 1704 la guerre des Camisards
est marquée par la très grande
mobilité des insurgés, les opérations
militaires spectaculaires (coups de mains
ou batailles rangées) et l'extrême
violence de la répression.
|
En 1704, la guerre
proprement dite s'achève par les négociations
entre Jean Cavalier, l'un des principaux chefs,
et le maréchal de Villars dépêché
spécialement sur place pour mettre
un terme à la révolte. Ces négociations
où le jeune Cavalier sera dupé
brisent l'unité du camp des "Enfants
de Dieu". Les chefs camisards renoncent
à la lutte, s'exilent ou sont tués
comme Rolland. Le peuple protestant est lui
aussi à bout après deux ans
de guerre et le "Grand Brûlement
des Cévennes" en 1703 qui a fait
des milliers de victimes.
Mazel, lui, est finalement capturé
en janvier 1705. Il obtient la vie sauve de
justesse, grâce à l'intercession
d'un prêtre qu'il avait lui-même
épargné auparavant. Il est conduit
dans la Tour de Constance qui depuis 1686
est devenu le symbole de l'horreur pour nombre
de protestants enfermés pour faits
de religion. Entouré de marécages
malsains, Aigues-Mortes est considéré
comme un mouroir isolé du monde. Mazel
ne tarde pourtant pas à s'en évader
de manière spectaculaire avec une quinzaine
de complices et devant autant de témoins,
le 24 juillet, jour anniversaire de la révolte.
Il doit cependant s'exiler
peu après au Refuge, les États
protestants qui accueillent et protègent
volontiers les huguenots. En Suisse, il fait
parti quelques temps de ces bandes qui guerroient
contre les troupes françaises occupant
la Savoie. On le retrouve à Londres
en 1708 où ses anciens compagnons,
appelés les "French Prophets",
drainent les foules par leurs transes spectaculaires
et leurs discours millénaristes. L'Europe
entière attisée par la guerre
et le "Grand Hiver" est parcourue
de prophéties annonçant l'accomplissement
final de "l'oeuvre de Dieu".
Abraham Mazel décide de rentrer en
France pour y relancer la révolte,
car la mort n'effraye pas les élus
de Dieu. Il arrive dans le Vivarais, accablé
de famine et de misère, et où
se trouve également une forte présence
protestante. Le mécontentement est
à son comble et c'est une véritable
guerre de classes qui se développe
dans le pays. Mazel, avec d'anciens camisards,
va tenter d'unir et d'encadrer les Nouveaux-Convertis
et les Vieux-Catholiques dans une révolte
religieuse et anti-fiscale. Un manifeste est
écrit réclamant le rétablissement
des clauses de l'édit de Nantes, la
libération des prisonniers pour la
foi, et le retour des exilés. Mais
il vise aussi à la suppression des
impôts nouveaux. Les révoltés
veillent à ne pas inquiéter
leurs voisins catholiques et respectent les
églises. En revanche, comme dans les
Cévennes, ils abattent impitoyablement
les persécuteurs ou les représentants
du pouvoir royal et du clergé.
Le pouvoir est d'autant plus inquiet que la
plupart des régiments présents,
mal équipés, mal nourris et
impayés sont au bord de la mutinerie.
Mazel le sait et donne pour consigne dans
les combats de ne viser que les officiers.
Mais la Révolte fait long feu. Echaudé,
l'intendant du Languedoc, le sinistre Basville,
organise une véritable armée
contre moins d'une centaine de révoltés.
De plus ceux-ci ne jouissent pas d'un soutien
populaire comparable aux années 1702-1704.
Battu dans le Vivarais, Mazel, malade et blessé,
doit se réfugier dans les Cévennes
où malgré les dragonnades qui
se poursuivent les assemblées du Désert
se maintiennent avec plus de ferveur que jamais.
En septembre 1709, Mazel reprend contact pour
relancer à nouveau le combat. Pendant
toute l'année qui s'écoule,
le prophète prêche et affirme
que la chute de "Babylone" est proche.
En 1710, encore le 24 juillet, un débarquement
anglais semble lui donner raison. Hélas,
c'est une opération sans lendemain
et l'étau se ressert autour de lui.
Finalement, le 14 octobre 1710, il est trahi
et tué au Mas de Couteau. Avec lui
s'achève la Guerre des Camisards.
Merci à Paul LAMARE
|
Source
: Abraham Mazel, le dernier camisard de Jean-Paul
Chabrol, excellente biographie publiée
en mai 2009 aux éditions Alcide.
Images tirées de la bande-dessinée
"La révolte des Camisards"
de Paul Astruc (Presses du Languedoc, 1984). |
| LE
SAVIEZ-VOUS ? |
|
|

Pendant longtemps cette rue a été
nommée Rue Neuve, puis la nouveauté
s'est estompée et elle est devenue
Rue Pasteur en mémoire de l'inventeur
du vaccin contre la rage.
" Pasteur a obéi toute sa vie
à lidéal le plus pur,
à un idéal supérieur
de science. Lavenir le rangera dans
la radieuse lignée des apôtres
du bien et de la vérité. "
Cest avec ces mots que Poincaré
accompagne la dépouille mortelle de
Louis Pasteur, en ce 5 octobre 1895. La France
pleure alors un de ses plus grands scientifiques.
Né le 27 décembre
1822, Louis Pasteur fréquente lécole
puis le collège dArbois. Elève
doué, il sinstalle en octobre
1838 dans une pension du Quartier Latin qui
prépare à lentrée
à lEcole Normale. Mais le jeune
homme supporte difficilement cette nouvelle
vie et rentre à Arbois pour y finir
sa rhétorique et poursuivre ses études
au collège royal de Besançon.
Il est bachelier ès lettres en 1840
puis passe loption qui lui permet dobtenir
le baccalauréat ès mathématiques
deux ans plus tard. Conforté par ses
réussites scolaires, Pasteur sinstalle
de nouveau à Paris et est reçu
quatrième au concours de lEcole
Normale Supérieure en 1843. Il passe
alors ses dimanche après-midi avec
le préparateur du célèbre
chimiste Jean-Baptiste Dumas. Il y acquiert
de nombreuses connaissances tant en chimie
quen physique et en cristallographie.
Il soutiendra dailleurs deux thèses
en 1847, lune en chimie et lautre
en physique. Ses recherches se portent alors
sur la polarisation de la lumière par
les cristaux. Il découvre que certains
cristaux de structures identiques ne dévient
pas la lumière de la même façon.
Certains la dévient vers la droite,
dautres vers la gauche. Pasteur vient
de mettre en évidence lisomérie.
Après avoir enseigné à
Dijon puis à Strasbourg, Pasteur est
nommé professeur et doyen de la nouvelle
faculté des sciences de Lille. Il y
établit de nombreuses relations avec
lindustrie et fait une découverte
capitale : les levures sont des êtres
vivants à part entière responsables
de la fermentation et non des sous-produits
de celle-ci, comme de nombreux chimistes le
croient.
En octobre 1857, Pasteur devient administrateur
de lEcole Normale Supérieure
et directeur des études scientifiques.
Il demande alors la mise à sa disposition
dune partie du grenier de lécole
afin dy installer son propre laboratoire
et de pouvoir multiplier les conditions dexpériences.
Il y poursuit ses études sur la fermentation
pendant trois ans et écrit un opuscule
sur les causes de la fermentation butyrique.
Mais depuis 1858, Pasteur est en bute aux
partisans de la génération spontanée
et plus particulièrement à Félix
Archimède Pouchet.
Ce naturaliste rouennais communique une note
à lAcadémie des Sciences
en décembre 1858 sur des proto-organismes
nés spontanément dans lair.
Pasteur lui réplique aussitôt
quil a tort.
|
Pendant
six ans les expériences dans les caves,
sur les sommets des montagnes et les glaciers,
les conférences et les articles se
succèdent. Chaque partie refuse dadmettre
les arguments de lautre. Mais le 7 avril
1864, Pasteur donne une conférence
à la Sorbonne. Ses expériences
conquièrent le public, la commission
dexperts et les médias. Pouchet
est vaincu et avec lui la thèse de
la génération spontanée.
Pourtant, si Pasteur remporte de franc
succès sur le terrain scientifique,
il nen va pas de même dans ses
fonctions à lEcole Normale. Taxé
dautoritarisme, il se heurte à
de nombreuses contestations et son poste est
finalement supprimé. Il peut alors
sinvestir entièrement dans ses
recherches. A partir de juin 1865, Pasteur
passe quatre ans à Alès pour
y étudier la maladie qui décime
les élevages de vers à soie.
Ses observations lui permettront didentifier
les papillons malades et ainsi de détruire
leurs ufs avant que tout lélevage
ne soit infesté.
Après labdication
de Napoléon III et la guerre contre
la Prusse, Pasteur, fervent napoléonien,
ne reprend que lentement ses recherches. Il
entame une série détudes
sur la bière et ses problèmes
de fermentation.En 1875, après cinq
ans dexpériences, il publie les
Etudes sur la bière et les conseils
aux brasseurs. Lannée suivante,
Pasteur est candidat aux élections
sénatoriales. Mais son programme, basé
sur la défense de lenseignement
supérieur et de la recherche, ne satisfait
pas les électeurs et il est battu.
Ce revers nentame pourtant pas son enthousiasme
et les deux années suivantes se révèlent
fastes. En Angleterre, un médecin voit
apparaître des micro-organismes dans
un flacon durine bouillie et protégée
de latmosphère. Ces problèmes
de contamination seront rapidement réglés
par léquipe de Pasteur qui met
au point le filtre Chamberland (un filtre
en porcelaine qui retient les germes de leau),
lautoclave et le flambage des vases.
En Allemagne, Robert Koch prouve par ses expériences
quun type donné de microbe provoque
un certain type de maladie. La découverte
du staphylocoque par Pasteur suivra. Pendant
six ans, le Français et lAllemand
étudient les maladies et leurs microbes.
Les techniques permettant la culture pure
des micro-organismes se perfectionnent. Koch
développe la culture sur des milieux
artificiels, technique dont la maîtrise
échappe encore à Pasteur. Ce
dernier sintéresse donc plus
aux maladies quil peut cultiver sur
des organes : charbon des moutons, choléra
des poules, rage des chiens. En été
1879, Pasteur et ses collaborateurs, Roux
et Duclaux, découvrent que les cultures
vieillies du microbe du choléra injectées
aux poules ne déclenchent pas la maladie.
De plus, elles résistent à de
nouvelles infections. Par ailleurs, Chamberland
et Roux testent les effets de la chaleur sur
la virulence des microbes du charbon et la
durée de cet effet. Leurs résultats
sont particulièrement probants et une
démonstration est organisée.
Le 5 mai 1881, un troupeau de moutons est
vacciné. Le 2 juin, les résultats
sont là : un véritable succès.
Pasteur a débuté ses recherches
sur la rage en 1880, à la mort dun
enfant à lhôpital Sainte-Eugénie.
Mais alors que létude de la virulence
de la maladie avance, lagent pathogène
lui échappe encore. Il semble pourtant
que la moelle infectée et desséchée
protège de la maladie. Le 6 juin 1885,
Pasteur reçoit la visite de Marie-Angélique
Meister dont le fils Joseph a été
mordu par un chien soupçonné
de porter la rage. Il commence les injections
et trois mois plus tard, lenfant sauvé,
Pasteur présente ses travaux à
lAcadémie des Sciences qui lui
offre un accueil enthousiaste. Le 1er mars
1886, sur 350 personnes vaccinées,
une seule est décédée.
LAcadémie propose alors de créer
un établissement destiné à
traiter la rage après morsure. LInstitut
Pasteur naît en 1888. Outil de recherche,
de formation et de soins, létablissement
sexporte rapidement en Australie et
au Viêt-nam. Pasteur restera à
la tête de lInstitut jusquà
sa mort, le 28 septembre 1895.
Portrait de Pasteur : remerciements à
The Blocker History of Medecine Collections,
The University of Texas Medical Branch, Galveston,
Texas, USA.
|
| LE
SAVIEZ-VOUS ? |
|
|
Le célèbre
gardian de la manade Delbosc-Lafont a donné
son nom à l'ancienne rue du Camp Neuf
|
| LE
SAVIEZ-VOUS ? |
|
|
Cette rue se nommait Rue
de la Barque car elle conduisait à
l'estanquot du dénommé Hugon,
passeur de son état, qui faisait alors
traverser le Vidourle à l'aide de sa
barque. Si l'on aligne la rue Babinot, la
rue du Vidourle et l'actuelle route qui mène
à Marsillargue en passant devant le
Mas de Bony, on a une idée de l'endroit
où se situait le gué du Vidourle
entre les 2 moulins et l'actuel pont.
|
| LE
SAVIEZ-VOUS ? |
|
|
L'ancienne Rue des Galettes
(y avait-il un boulanger ou une mamie gateau?...
Mystère!). En fait, la rue hébergeait
un four communal dans lequel les femmes du
village venaient faire cuire un pain traditionnel
en forme de couronne, qu'elles portaient sur
la tête lorsqu'elles rentraient chez
elles.
|
| LE
SAVIEZ-VOUS ? |
|
|
Ce long chemin transversal
est l'ancien chemin emmprunté par les
celleriers qui étaient des
ouvriers qui construisaient et travaillaient
dans les celliers des caves de l'abbaye de
Psalmody. Avec le temps et la disparition
du métier, les celleriers se sont transformés
en salariés... on parle toujours de
travailleurs !
Ce chemin est une voie encore peu carrossable,
encadrée par la Manade Rousseau et
le Relais Ôguste, gîte et relais
équestre.
|
| LE
SAVIEZ-VOUS ? |
|
|
Ce boulevard a longtemps
porté le nom de boulevard Aarron, nom
du fondé de pouvoir des comtesses qui
étaient d'importantes propriétaires
terriennes... l'histoire n'a pas retenu le
nom des comtesses. Quant à Salvador
Allende, il fut le président d'un gouvernement
d'Union populaire du Chili renversé
dans des conditions dramatiques le 11 septembre
1973.
Ce fut pour le pays la fin d'une pratique
démocratique vieille de plusieurs décennies
qui lui avait valu le surnom autrefois élogieux
de «Prusse de l'Amérique du sud»
ou encore de «Suisse de l'Amérique
du sud».
|
| LE
SAVIEZ-VOUS ? |
|
|
Dans cette ancienne rue des
Escaravas (les scarabées) Louis Turquay,
dit "le Camart" louait sa remise
lors des courses de taureaux du village. Elle
devint rue du toril. Puis au fil du temps,
il devint de plus en plus gourmand sur ses
loyers et un toril vît le jour au coeur
de l'église.
|
|
| 6-mai
(Rue du) |
François
Valette (Rue) |
Paulin Girard (Rue)
|
19-mars-1962
(Rue du)
|
Frédéric Mistral (Rue) |
Pêcheurs (Rues des) |
| Aigues-Mortes
(Avenue d') |
Fraternité
(Rue de la)
|
Pierre
Babinot (Rue)
|
| Aigues-Mortes
(Chemin vieux d') |
Gambetta
(Boulevard)
|
Planet
(Le) |
| Alexandra
David-Neel (Bd) |
Garbin
(Lot. Lou) |
Poissonniers
(Chemin des) |
| Alsace-Lorraine
(Rue) |
Gare
(Avenue de la) |
Porche
(Rue du) |
| Aspirant
Mahistre (Rue) |
Georges
Bizet (Rue) |
Poste
(Rue de la) |
| Aou
Faré (Lot. d') |
Général
Trouchaud (Rue du) |
République
(Place de la) |
Blanqui
(Rue)
|
Grenouilles
(Chemin des) |
Robert
Florentin (Rue)
|
| Calade
(Rue de la) |
Gril
(Rond-point du) |
Romarins
(Impasse des) |
| Camargue
(Lot. Le) |
Henri
Méry (Rue)
|
Saint-Sauveur
(Lot.) |
| Cantonat
(Rue de) |
Jardins
(Avenue des) |
Saint-Laurent (Les Villas de) |
| Capitain
Louis Lacassin (Rue du) |
Jardins
(Impasse des) |
Saladelles
(Lot. Les) |
Carnot (Rue)
|
Jean
Jaurès (Avenue)
|
Salariés
(Chemin des)
|
Casimir
et Jacques Reynaud (Rue)
|
Jean Jaurès (Impasse) |
Salvador
Allende (Boulevard)
|
| Charles
(Rue) |
Jean
Moulin (Avenue) |
Sentolines
(Lot. les) |
Charretiers (Chemin des)
|
Lavandes (Impasse des) |
Stade
(Rue du) |
| Condamine
(Lot. de la) |
Levant
(Impasse du) |
Tamaris
(Impasse des) |
| Condamine
(Rue de la) |
Marine (Rue de la) |
Taureau (Rond-point du) |
| Couchant
(Impasse du) |
Marquis de Baroncelli (Rue du)
|
Temple
(Rue du) |
|
Courterelles (Lot. Les) |
Mas
(Domaine du) |
Terminus
(Rue du) |
| Départementale
D979 |
Mer
et Soleil (Lot.) |
Tonkin
(Rue du) |
Docteur
Roux (Rue du)
|
Mireïo
(Lot.le) |
Toril
(Rue du)
|
| Emile
Jamais (Rue) |
Mireïo
(Rue du) |
Trident
(Lot.le) |
Emile Méoulet (Rue)
|
Mouettes
(Impasse des) |
Vaccaresse (Chemin de) |
Emilien
Guillermet (Rue)
|
Moulin
de Nestou (Rue)
|
Valz
(Rue) |
| Félibre
(Rue du) |
Nation
(Rue de la)
|
Victor
Hugo (Boulevard) |
| Fernand
Barbusse (Rue) |
Ombrine
(Rue de l') |
Vidourle
(Avenue du) |
Fernand Michel (Impasse)
|
Pasteur (Rue)
|
Vignes (Lot. les) |
|
|
|
LE VILLAGE
|
 |
|
LE PATRIMOINE LOCAL
|
 |
|
LES BONUS
|
 |
|
L'AGENDA
|
 |
|
SOINS
|
 |
|
AVANT LE DEPART
|
 |
|
SUR PLACE
|
 |
|
DECOUVRIR LA REGION
|
 |
|
TOURS
DE VILLAGES
|
 |
|
ACTEURS DU TOURISME
|
 |
|
SOINS
|
 |
|
ESPRIT ET TRADITIONS
DE CAMARGUE
|
 |
|
L'AGENCE DE COMMUNICATION
|
 |
|
L'ATELIER DE BIEN-ETRE
|
 |
|
LA GALERIE
|
ouverture en juin 2011
|
 |
|
|
ouverture en juin 2011
|
 |
|
BLOGS
|
 |
|
HEBERGEURS
|
 |
| |
|
| |
Chambres et table d'hôtes à Saint Saturnin
les Apt au coeur du Luberon |
| |
|
|
LOGICIELS UTILES
|
 |
| |
VIP (VERY IMPORTANT
PROGRAM)
|
| |
Un programme pour gérer
des locations, des clients, des réservations, des
contacts... |
| |
L'ATELIER DE
CUISINE
|
| |
Un programme pour optimiser
des tables d'hôtes, archiver des recettes, savoir
ce que coûte un plat, un menu, une assiette... |
| |
LES LOGICIELS SERONT BIENTÔT
DISPONIBLES EN TELECHARGEMENT |
|